Petit, Gatignol

Petit, Gatignol

Auteurs : Hubert, Gatignol ; Langue originale : Français

A ne pas mettre dans les mains de quelqu’un : qui a la gastro et n’a vraiment pas besoin de ça pour vomir OU d’un enfant (sérieusement)

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Vous connaissez l’idée selon laquelle la bande dessinée, c’est pour les enfants ? Bon. Eh bien n’offrez pas Petit à un enfant de votre entourage, ce serait une très mauvaise idée. Mais si vous cherchez une bande dessinée prenante, où la violence fait passer un message mais avec un très joli trait, vous pouvez la mettre dans votre pile de lecture illico !

Dans les monde des géants-dieux, les géants mangent des humains. Ils ont crée une société basée sur l’esclavage de ces derniers. Des humains chargés d’être leurs serviteurs (leurs serfs comme au Moyen-Age presque), qui ont au-dessus de la tête une épée de Damoclès. A tout moment, ils peuvent être dépecés, rôtis ou mangés vifs par les géants.

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C’est une réalité très crue que nous montrent Hubert et Gatignol. Des lambeaux de chair, du sang. Un petit côté glaçant à la Hannibal Lecter, en sachant que l’anthropophagie atteint ici un stade supérieur. Des humains qui capturent ou élèvent d’autres humains pour les donner aux géants qui les dévoreront dans la tradition des ogres de contes.

Au milieu de tout ceci, Petit. Le fils de la reine. Petit qui est à peine plus grand qu’un humain, bien différent des autres géants. La lignée des Ogres-dieux est assez vieille, mais elle subit une lente dégénérescence du fait de sa consanguinité. Nul ne sait s’il reste des géants, si bien que les alliances se font en vase clos, au sein de la famille. En résultent des progénitures monstrueuses. Les trois demi-frère de Petit créent un fort sentiment de répulsion. Lui-même est caché par sa mère qui espère le voir grandir et devenir un héritier qu’elle pourrait montrer à son époux violent.

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C’est une très belle bande dessinée qui augure une bonne série, Petit étant sensé être le premier tome. Il peut tout à fait se lire seul, l’histoire se termine sur un fin qui ne vous laissera pas sur votre faim. L’objet en lui-même est splendide, les auteurs ont fait le choix d’un format assez grand, avec des illustrations dorées.

J’espère que cette bande dessinée vous plaira autant qu’à moi !

 

A demain pour une recette en BD (mais sans anthropophagie, bien sûr) !

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